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Le layering ou l’art de superposer ses vêtements !

Le layering ou l’art de superposer ses vêtements !

- Par Christèle Merter

On parle souvent de style, on parle parfois de tendances. Mais on parle rarement de logique.

Le layering, ou l’art de superposer les vêtements, n’est ni une lubie de stylistes, ni une astuce réservée aux initiés. C’est avant tout une manière intelligente de s’habiller. Une manière de faire durer ses vêtements. Et surtout, une manière de s’adapter, sans surconsommer.

Le layering, une histoire bien plus ancienne qu’on ne le pense

Le layering, aussi appelé technique de l’oignon ou multicouche, consiste à superposer plusieurs vêtements pour s’adapter aux variations climatiques. Le layering n’est pas né sur les podiums. Il est né de la contrainte.

Bien avant d’être un mot anglais, la superposition était une réponse évidente aux variations de climat, de travail et de rythme de vie. Les paysans, les marins, les ouvriers, les soldats : tous superposaient leurs vêtements non par style, mais par nécessité.

On ajoutait une couche le matin. On l’enlevait dans l’effort. On la remettait à la tombée du jour.

Au Japon, le principe du kasane — l’art de superposer les vêtements — existait déjà à l’époque Heian, avec des couches pensées pour respirer, protéger et durer.
Dans les vestiaires militaires européens, la logique était la même : plusieurs couches fines et solides plutôt qu’une seule pièce lourde et rigide.

Le layering est donc né d’un bon sens ancestral : s’adapter sans multiplier les vêtements.

Ce n’est que plus tard que la mode s’en est emparée. Mais à l’origine, le layering n’est pas esthétique. Il est fonctionnel.

Le layering, ce n’est pas empiler. C’est construire.

Empiler, c’est ajouter sans réfléchir. Layerer, c’est composer.

Chaque couche a un rôle :

  • une base confortable,
  • une couche intermédiaire qui structure,
  • une couche extérieure qui protège.

Comme en cuisine, on ne met pas tous les ingrédients en même temps. On respecte un ordre. On ajuste selon le besoin.

Le layering, c’est exactement ça : une tenue pensée comme un ensemble cohérent, capable d’évoluer au fil de la journée.

Pourquoi le layering est une réponse moderne

Parce que nos vies ne sont pas linéaires. Un matin frais. Un midi plus doux. Un soir qui retombe.

Sans layering, on subit :

  • trop chaud,
  • trop froid,
  • obligé de se changer,
  • ou d’acheter une pièce “exprès”.

Avec le layering, on ajuste :

  • on enlève une couche,
  • on la remet,
  • on garde les mêmes vêtements plus longtemps.

Moins de contraintes. Moins d’achats inutiles. Plus de confort.

Selon les principes de la thermodynamique textile, la superposition de trois couches crée des poches d’air isolantes entre chaque vêtement. Ce système augmente la rétention de chaleur jusqu’à 30% de plus qu’un vêtement unique de même épaisseur, car l’air immobile est le meilleur rempart naturel contre le froid.

Une couche de plus, ce n’est pas une pièce fragile

Certaines pièces sont pensées pour être portées “avec précaution”. D’autres sont pensées pour être vécues.

Une vraie couche de layering n’est pas décorative. Elle doit pouvoir :

  • être portée souvent,
  • être manipulée,
  • supporter les frottements,
  • accompagner le mouvement.

C’est pour ça que certaines pièces — comme une surchemise bien construite — ne sont pas des alternatives à une veste fragile, mais des couches fonctionnelles, faites pour être ajoutées, retirées, réutilisées.

Une couche de plus, ce n’est pas une contrainte. C’est une liberté.

Layering et durabilité : le lien est direct

Layerer (bon entre vous et nous, on pense qu’on vient d’inventer ce mot… mais on a trouvé que ça faisait sens ), c’est :

  • laver moins,

  • user moins vite,

  • prolonger la durée de vie des vêtements.

Quand une pièce n’est pas en contact direct avec la peau, elle nécessite moins de lavages. Quand elle est bien conçue, elle garde sa tenue plus longtemps.

Le layering, ce n’est donc pas seulement une question de style. C’est un geste d’attention. Et prendre soin, c’est déjà consommer moins.

Comment bien layer, sans se compliquer la vie

Pas besoin de dix couches. Pas besoin de règles rigides.

Quelques principes simples suffisent :

  • Commencer par une base confortable : un tee-shirt ou une maille agréable, qui respire. A La Gentle Factory, on vous conseille notre tee-shirt made in France Isao Lourd, une pépite de confort : 320g/m2 de douceur de coton issu de l’agriculture biologique.
  • Ajouter une couche intermédiaire utile : une pièce qui structure la silhouette et apporte de la chaleur sans étouffer. Par exemple, vous pouvez jouer avec une chemise urbaine, comme notre chemise Graham ou encore notre surchemise made in France Christophe en coton recyclé
  • Penser usage avant esthétique : une couche qu’on peut garder ouverte, fermer, retirer, remettre. Alors une pépite, ou vous êtes sûr de ne pas vous tromper : la veste de travail made in France.
  • Privilégier des matières solides, parce qu’une couche qu’on manipule doit être conçue pour durer.

Layerer, ce n’est pas en faire trop. C’est faire juste ce qu’il faut.

Comment bien layer, sans se compliquer la vie

Le layering aujourd’hui : quand le bon sens rejoint l’impact

Si le layering revient aujourd’hui, ce n’est pas par nostalgie. C’est parce qu’il répond à des enjeux très concrets. Quelques chiffres pour poser le cadre :

  • Un vêtement devrait être porté en moyenne 7 à 10 fois avant d’être lavé… mais dans la réalité, beaucoup de pièces sont lavées après 1 ou 2 portés, souvent par automatisme, et peut être aussi le résultat d’un marketing poussé de la part des marques de lessives.
  • L’entretien représente jusqu’à 30 à 40 % de l’impact environnemental d’un vêtement sur l’ensemble de son cycle de vie (eau, énergie, lessive).
  • Espacer les lavages de 20 à 30 % permet d’augmenter significativement la durée de vie d’un vêtement, en limitant l’usure des fibres, la déformation et la perte de tenue.

Les vêtements portés en couches intermédiaires (surchemises, vestes légères) sont lavés 2 à 3 fois moins souvent que les pièces en contact direct avec la peau.

Autrement dit :

  • le layering n’est pas un détail. C’est un levier concret de durabilité.

Vous êtes fans de chiffres, voici quelques données supplémentaires qui donnent du sens au geste :

1.L’entretien, un levier important

Une part significative de l’impact d’un vêtement se joue pendant son usage, notamment par l’entretien (lavage, séchage, repassage) : certaines études estiment que l’entretien peut représenter jusqu’à 30 % ou plus de l’impact environnemental total d’un vêtement. Si vous voulez en savoir plus, on vous conseille cet article de Youmatter sur l’impact environnemental de la mode et de la fastfashion.

2.La machine à laver pèse lourd

En France, 12 % de l’eau consommée par un foyer provient de la machine à laver — et plus on lave, plus on consomme.

Laver à 30 °C consomme jusqu’à trois fois moins d’énergie qu’un lavage à 90 °C et protège beaucoup mieux les fibres des vêtements. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez jeter un coup d’oeil à cet article de France nature environnement qui vous donne des clefs pour réduire l’empreinte de votre garde-robe.

3. Les lavages automatiques sont souvent inutiles

Selon des études récentes, environ 70 % des vêtements que l’on met en machine ne présentent pas de taches visibles, ce qui laisse penser que de nombreux cycles pourraient être évités sans compromettre l’hygiène.

F.A.Q. du Layering

  • Combien de couches maximum pour le layering ?

  • Peut-on faire du layering en été ?

  • Comment éviter l’effet « Bibendum » ?

  • Le « Petit Plus » notre conseil morphologie : « Laissez les boutons du bas de votre surchemise ouverts pour créer une ligne verticale qui élance la silhouette. »

 

Découvrez notre sélection de pièces idéales pour vos superpositions.

  1. Notre tee-shirt Isao lourd
  2. Notre surchemise Christophe
  3. Notre sweat hoodie Hector
  4. Notre doudoune sans manches Mario
  5. Notre veste de travail Valéry
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