Partir en vacances tout en protégeant la biodiversité, c’est possible !

Cette année, on est plutôt gâtés ! Une grande partie des Français aura la chance de bénéficier de deux weekends de trois jours en novembre : celui du 1 au 3 novembre, et celui du 9 au 11 novembre. Niveau organisation, chacun sa méthode ! Mi-octobre, les tête-en-l’air chercheront frénétiquement sur leur moteur de recherche : « vacances dernière minute 1 novembre », alors que d’autres, les organisés, commencent déjà à chercher les bons plans et autres voyages originaux. Et cette année, pourquoi ne pas conjuguer votre envie d’évasion, de nature, et votre engagement éco-responsable ? Avez-vous déjà pensé à l’écotourisme ? Allez, on vous aide à voyager autrement ! 😉

L’écotourisme ? Kézako ?

Si la notion d’écotourisme émerge dans les années 70, au moment où une prise de conscience écologique est en pleine expansion, sa définition, quant-à-elle, est beaucoup plus récente.
L’écotourisme correspond à un voyage centré sur la nature, respectueux des milieux naturels et du bien-être des personnes les habitant. La définition officielle de la Société Internationale d’Ecotourisme souligne également une notion d’inclusion des visiteurs, et des locaux, via notamment le partage ou l’enseignement. L’objectif est de sensibiliser les touristes au respect de l’environnement et de la biodiversité en promouvant un mode de voyage plus durable et plus responsable.
Finalement, l’écotourisme s’inscrit pleinement dans la logique du développement durable, et se révèle être à contre-courant du tourisme de masse, qui menace chaque jour un peu plus notre écosystème.

Se ressourcer dans la nature

Souvent la fatigue, la pollution, ou le stress, nous donnent envie de quitter la vie urbaine pour nous retrouver en pleine nature. Une balade à vélo le long d’un canal, une baignade dans un lac, une randonnée en forêt… Les espaces naturels nous aident à opérer une vraie « déconnexion », tant de nos smartphones et réseaux sociaux, que de nos soucis quotidiens. La nature véhicule une sensation d’apaisement, de lâcher-prise, qui nous libère des anxiétés. De plus, devant la majestuosité des paysages, nous ne pouvons que prendre conscience de la richesse que représente la nature, et de la nécessité de la protéger.

 

Comment choisir son voyage ? Quelques pistes de réflexion…

Pour ne pas renoncer à nos bonnes résolutions éco-responsables prises tout au long de l’année, voici quelques conseils pour votre choix de destinations de la Toussaint, ou du 9 novembre !

Minimiser son impact

Qu’il soit physique, environnemental, comportemental et psychologique (par exemple choisir une crème solaire biodégradable pour ne pas polluer la mer et ses magnifiques coraux ou maximiser les courants d’air pour ne pas utiliser la clim’ à outrance).

Proposer des expériences positives

Une expérience favorisant une prise de conscience écologique dans une optique de développement durable (participer à une journée de ramassage de détritus sur la plage, éviter les spectacles ou autres activités avec des animaux sauvages domestiqués et privilégier du temps passé dans des refuges…).

Penser local

Générer des bénéfices économiques pour les locaux (privilégier un petit restaurant régional qu’une chaîne multi-enseignes, faire ses achats sur les marchés de village…).

Choisir un logement responsable

Utiliser des infrastructures réfléchies et adaptées à l’environnement (choisir un hôtel labélisé Clef Verte ou Ecogite œuvrant pour le respect du territoire, continuer à trier ses déchets…)

Made in France un jour, Made in France toujours

Pas besoin de partir loin pour faire de l’écotourisme ! Et oui, si l’on y pense bien, minimiser son impact environnemental, c’est penser local ! On en revient aux valeurs qui animent La Gentle Factory !
Le facteur le plus polluant lors de nos voyages, c’est bien le transport ! A titre comparatif, pour une heure de trajet, l’avion émet 13 fois plus de CO2 qu’une personne seule dans une voiture, et 45 fois plus qu’un trajet en train. Les Suédois ont même créé un mot définissant leur manière de contribuer au réchauffement climatique en privilégiant les trajets en avion : «Flygskam». De quoi reconsidérer sa manière de voyager…

La France tout entière, mais aussi votre région, doit très certainement être dotée d’un patrimoine naturel riche, que vous n’avez pas encore complétement exploré ! Pourquoi partir loin lorsqu’il nous reste tant d’endroits à découvrir à proximité ? Et si, vous êtes plutôt du genre baroudeur, et que vous connaissez votre région comme votre poche, pourquoi ne pas privilégier des expériences inédites et authentiques ? Visite d’une ferme pédagogique, stage de survie, nuit dans une cabane dans les arbres, réaliser soi-même la cueillette de ses fruits (de saison) préférés…

Les idées ne manquent pas, mais on va vous en souffler quelques-unes… Voici le TOP 3 des destinations éco-responsables de la Gentle Team !

1. CAP SUR BELLE-ILE-EN-MER !

Cette petite île bretonne de 85 kilomètres carrés porte bien son nom. Landes et dunes préservées, falaises découpées dans la roche par la mer, sentiers champêtres, Belle-Ile offre une parenthèse authentique et bucolique à ses visiteurs. Il fait bon se perdre dans cette nature préservée, que ce soit à pied, à vélo ou encore à cheval. Les Bellilois sont très engagés pour la préservation de l’environnement et le partage de la culture locale. Le territoire a été labélisé « Territoire zéro gaspillage zéro déchet » en 2015. L’île est également animée de nombreuses activités culturelles comme des festivals de musique ou d’art, des récitals, ou encore des expositions. Cette terre a d’ailleurs inspiré les grands peintres du XIXème siècle comme Claude Monet ou Gustave Courbet.

Coup de cœur pour le logement de Nicole et Alain, une maison éco-responsable en carton, et sa petite cabane dans les arbres ! Elle a été baptisée « L’îlot carton » 😉 !

 

2. DEPART IMMINENT POUR LA FRANCE DES PETITS CHEMINS (DE FER)

On a été grandement inspiré par le livre de Juliette Labaronne, Slow Train: 30 échappées ferroviaires pour citadins en mal de nature aux éditions Arthaud. La journaliste fait la part belle aux voyages en trains régionaux (TER ou Intercités), et nous explique le principe du slow travel. Voyager oui, mais en prenant son temps, et en privilégiant l’un des modes de transport le moins polluant : le train. Juliette Labaronne explique dans cet ouvrage, que le voyage commence dès que l’on a quitté sa maison, et non pas une fois que l’on est arrivé à destination. Profiter des paysages, lire un livre, faire une halte et profiter des balades ou des spécialités culinaires qu’offre une région… En plus d’être écolo, ce mode de voyage est aussi économique ! Les prix des billets de TER sont beaucoup plus accessibles que ceux des TGV. Toutefois, le réseau ferroviaire français est en péril, de multiples lignes régionales ferment chaque année. Vérifiez que votre itinéraire n’ait pas été supprimé lors de la préparation de votre voyage !

Testée et approuvée par la Gentle Team : la ligne Bleue, reliant Marseille à Miramas. Un panorama à couper le souffle tout au long du trajet : calanques, eau turquoise, viaducs, plages et ports isolés… Arrêtez-vous à la gare La Couronne pour profiter de la plage, ou alors à la Redonne, pour accéder à un chemin suspendu et gagner ses plages cachées.

Après la plage, on remonte en voiture pour aller se reposer ! On a craqué pour l’éco-serre réhabilitée de Laurent et Didier à quelques kilomètres d’Aix-en-Provence. Le plus ? On peut profiter du verger et du potager, et surtout d’œufs frais pour le petit déjeuner.

 

  • Le TER circulant sur « la ligne Bleue » : par ici !
  • Le livre de Juliette Labaronne, Slow Train : par là !
  • L’éco-serre de Laurent et Didier à Aix-en-Provence : j’y vais !

3. ON PART EN VADROUILLE A TRAVERS LES ALPES

Quoi de mieux pour reconnecter avec la nature qu’une bonne randonnée ? Le Tour du Pic du Midi d’Ossau (GR 108), de Sainte-Colome au col de Somport, dans les Pyrénées Atlantiques, reprend une grande partie de l’itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce sentier de 52 kilomètres offre des espaces naturels grandioses : lacs enclavés, panoramas à couper le souffle, cascades, torrents, grottes… C’est la zone qui compte le plus de cours d’eau en France ! Vous pourrez vous laisser bercé par le bruit des ruisseaux, et opérer ainsi une réelle déconnexion au milieu de la nature. Le parc comprend également une réserve naturelle dont la mission est de favoriser la reproduction des vautours fauves. Peut-être que vous aurez la chance d’observer ces rapaces majestueux…

Comptez 17 heures de marche environ, en une ou deux étapes selon votre envie. Vous pourrez passer la nuit au Refuge de Pombie à 2203 mètres d’altitude. Attention à vérifier si votre périple tombera pendant ou hors période de gardiennage, l’accès aux commodités ne sera pas les mêmes !

Le niveau de cette randonnée est assez difficile. Certains passages sont techniques, notamment au niveau du passage du col de Suzon, où les prises peuvent être assez éloignées. Il est recommandé de s’encorder pour la descente. Mais pas panique, cette randonnée reste praticable, même pour les novices, et vous permettra de vous fixer de nouveaux objectifs sportifs !